Protégez vos façades et votre patrimoine !

Toits terrasse, ouvrier, étanchéité

L’étanchéité d’une façade est le premier indicateur de son bon entretien, loin devant les considérations esthétiques. Premier rempart contre les pluies et la pollution, les différents éléments qui composent la façade d’un immeuble subissent au fil du temps des dégradations diverses qui risquent de compromettre cette protection.

Pour éviter de devoir gérer les conséquences liées à un défaut d’imperméabilité, mieux vaut contrôler l’étanchéité des murs, des joints et des enduits à intervalles réguliers, sans nécessairement attendre l’échéance du ravalement de façade.

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Contrôler l’étanchéité d’une façade

Comment déterminer si des travaux d’étanchéité de façade sont requis ? L’examen va s’attacher à déceler toutes les traces qui pourraient signaler la présence d’infiltrations ou de détériorations au niveau des murs et des éléments d’architecture. Les symptômes exacts varient selon les matériaux, la toiture, l’exposition, la région et l’âge du bâtiment, mais voici quelques signes avant-coureurs d’un défaut d’étanchéité au niveau des murs extérieurs.

  • Apparition de fissures ou de lézardes
  • Arrivée de cloques ou de boursouflures au niveau de l’enduit extérieur
  • Détérioration des joints
  • Traces de remontées capillaires

Faites diagnostiquer l’étanchéité de façades !

Ces symptômes sont parfois très discrets : mieux vaut faire appel à un professionnel pour un diagnostic d’étanchéité façade approfondi. Il étudiera en premier lieu la composition de la façade et les éventuels traitements hydrofuges reçus, avant de se mettre en recherche de tout élément visible laissant supposer un défaut d’étanchéité.

L’analyse passe en revue la surface des murs extérieurs mais aussi les gouttières, les chéneaux et les joints de façade. Il étudiera également les éventuelles marques de dilatation qui laisseraient supposer la présence d’humidité, ainsi que les abords immédiats de la façade, pour identifier par exemple une remontée d’eau venue du sol. En règle générale, si des cloques ou des décollements sont visibles, il est conseillé d’aller inspecter l’état du support.

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Les types de façade : étanche ou non étanche, les supports

Les recommandations varient ensuite en fonction des matériaux mis en œuvre. La façade est considérée comme étanche si elle a été recouverte d’un enduit visant à assurer son imperméabilité. A l’inverse, certaines façades ne sont pas étanches, ce qui signifie qu’elles doivent faire l’objet d’un traitement spécifique visant à limiter les infiltrations d’eau. C’est le cas par exemple des façades en en mortier de plâtre comme on en trouve à Paris.

 

Comment imperméabiliser vos façades ?

La première étape va consister à réparer les fissures et les dégradations éventuelles de la façade ou des éléments qui l’entourent, de façon à assainir au mieux l’ensemble.

L’imperméabilisation sera ensuite assurée au moyen d’un enduit spécifiquement adapté au support, dont la nature exacte dépendra de la largeur des fissures à colmater pour retrouver l’étanchéité. Chaque matériau entraîne ses propres contraintes en matière de porosité, de résistance mécanique et de respiration.

Pour répondre aux exigences d’un mur en béton, en briques, en plâtre ou en pierre de taille, on distingue d’un côté les revêtements décoratifs (ou revêtements d’entretien), destinés aux supports qui ne présentent pas de dégradation importante, et servent essentiellement une finalité esthétique et préventive. De l’autre, on trouve les revêtements d’imperméabilité, parfois à base de polymères, qui sont conçus pour empêcher l’eau de pénétrer dans un support fissuré.

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Les différentes solutions hydrofuges pour vos façades ?

Les enduits ou peintures hydrofuges utilisés pour l’imperméabilité font l’objet d’un référentiel technique qui définit à la fois leurs modalités de mise en œuvre et le niveau de prescriptions minimales requises pour qu’il soit nécessaire d’envisager le traitement. Les travaux d’imperméabilité sont ainsi classés en quatre catégories.

  • I1 désigne les microfissures de moins de 0,2 mm
  • I2 concerne les fissures inférieures à 0,5 mm
  • I3 aborde les fissures allant jusqu’à 1 mm.
  • I4 enfin prend en charge les fissures de moins de 2 mm.

revetementI1-i2-i3-i4Pour les trois premiers niveaux, on parle d’imperméabilisation, alors que la norme I4 relève de l’étanchéité. En cas de fissures supérieures à 2 mm, la façade doit faire l’objet d’une intervention de maçonnerie. Le référentiel formalise également l’épaisseur minimale requise pour la peinture hydrofuge ainsi que le nombre de couches requises. Un traitement I3 suppose par exemple une couche d’impression, une couche intermédiaire et une couche de finition, pour une épaisseur minimale de l’ordre de 0,4 mm.
Du côté des revêtements décoratifs, la classification s’articule autour de trois classes.

  • D1 désigne des films hydrofuges transparents qui laissent le support visible
  • D2 recouvre les revêtements minces qui masquent l’aspect du support
  • D3 englobe les films qui masquent le support et son faïençage (ses fissures).

La classe D1 regroupe donc les produits hydrofuges simples et les lasures alors que la classe D2 correspond aux peintures à film mince. La classe D3 enfin réunit les revêtements semi-épais (RSE), les revêtements plastique épais (RPE) et les revêtements minéraux minces (RMM).

L’étanchéité des profilés : corniches, balcons, appuis de fenêtres

Pour retrouver une bonne étanchéité en façade, il peut se révéler utile de procéder à des traitements annexes, particulièrement au niveau de la jonction entre les murs extérieurs et les autres éléments de maçonnerie comme les balcons, corniches ou appuis de fenêtres. Les ornements, modénatures et autres rebords de terrasses et de balcons interviennent en effet dans le ruissellement de l’eau.

Ils peuvent participer à l’apparition de traces et de coulures peu esthétiques et peuvent parfois compromettre l’imperméabilité d’une façade. Pour pallier ces problèmes éventuels, des solutions simples existent. Elles passent par exemple par l’ajout de profilés spécifiques, en zinc ou en plâtre, avec une forme de rejet d’eau adaptée.
Dans certains cas, une fois les désordres et sources d’humidité solutionnés, on peut recouvrir les défauts esthétiques résiduels en procédant par exemple par la mise en place d’un bardage. Du ravalement de façade aux travaux de couverture en passant par les traitements d’imperméabilisation, il existe de nombreux moyens de rétablir l’étanchéité d’un immeuble.

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